Ressources

📖 Manuel RDR ▶ YouTube ⚗ Interactions ✦ Mise en garde sur les thérapeutes 📒 Annuaire de thérapeutes


Manuel de réduction des risques

Ce guide vise à prévenir les éventuels risques auxquels s’exposent les usagers de substances psychédéliques en apportant des informations claires et justes à leur sujet. Il propose des précautions d’emploi, liste les effets indésirables et les interactions avec d’autres substances, souligne l’importance du « set & setting », sur l’avant, pendant et après la consommation. Il n’incite en aucun cas à la consommation de ces substances, classées stupéfiantes. Nous souhaitons que ce manuel soit accessible à toutes et à tous. C’est pourquoi, nous avons décidé de le rendre libre de droits, vous pouvez donc le partager, l’imprimer et le diffuser librement et massivement.

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Interactions

Aurélie Lucas Duguey est psychologue clinicienne et doctorante au Laboratoire Psychopathologie et Processus de Changement (LPPC) de l'Université Paris 8. Elle a produit un document de synthèse sur les interactions médicamenteuses avec les substances psychédéliques élaboré à partir des recommandations suisses et de la littérature récente. Nous la remercions de mettre à disposition de toutes et tous ce document.

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En recherche d'une thérapie psychédélique ?

Nous recevons un très grand nombre de messages nous demandant de l'aide pour trouver des thérapeutes utilisant les substances psychédéliques.

Aujourd'hui, les substances psychédéliques restent classées sur la liste des stupéfiants en France. Dans la Convention des Nations unies sur les substances psychotropes de 1971, elles figurent dans le tableau I des substances ayant un potentiel d’abus présentant un risque grave pour la santé publique et une faible valeur thérapeutique. Nous œuvrons pour que cela change, notamment par nos actions de plaidoyer, de médiation scientifique et un soutien actif à la reprise d'essais cliniques. Plusieurs membres de la Société psychédélique française sont par exemple impliqués dans la création et l'animation de groupes de travail à l'hôpital public pour la recherche thérapeutique sur les psychédéliques. Le premier essai clinique utilisant la psilocybine vient de démarrer en février 2024 à Nîmes, pour évaluer son efficacité dans le trouble de l'usage de l'alcool avec dépression. Nous sommes donc confiant·es dans le démarrage prochain d’autres essais évaluant les propriétés thérapeutique de la psilocybine, du LSD ou encore de la 5-Meo-DMT contre la dépression résistante, la dépendance à l'alcool ou encore l'anxiété associée au diagnostic de cancer. Ils devraient concerner des patient·es suivi·es dans les hôpitaux où ces essais sont en préparation. Si vous êtes déjà suivi·e à l'hôpital pour votre problème, nous vous conseillons d'interroger le service qui vous soigne.

Quoi qu'il en soit, nous ne pouvons vous orienter vers des thérapeutes, des pseudo-thérapeutes et autres chamanes auto-proclamés qui administrent clandestinement ou illégalement des substances psychédéliques. Cela constituerait une infraction aux yeux de la loi française et nous ne pouvons répondre ni de la compétence, ni de la probité de ces personnes.

Nous vous invitons aussi à la plus grande prudence vis-à-vis des cercles clandestins où sont administrées des substances psychédéliques, que ce soit en France ou à l'étranger : des cas de pratiques abusives, irresponsables, dangereuses ou encore des manquements aux règles éthiques dans la relation de soin sont régulièrement rapportés.

C'est la raison pour laquelle nous avons rédigé ces mises en gardes contenant des éléments à avoir en tête pour celles et ceux qui souhaiteraient prendre contact avec de tels thérapeutes.

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Annuaire des professionnel·les de santé sensibilisé·es aux usages des psychédéliques

Cette liste N’EST PAS un annuaire de thérapeutes proposant des administrations thérapeutiques de psychédéliques. Ces pratiques sont illégales en France. Il s’agit simplement de permettre aux patient·es ayant besoin d’échanger avec des professionnel·les de santé sur leurs usages de ces substances de pouvoir le faire, à minima sans jugements, et si possible avec une prise en charge adaptée à leurs besoins. La Société psychédélique française ne pourra être tenue pour responsable si les professionnel·les indiqué·es dans cette liste s’avèrent être des thérapeutes « underground ». Nous avons fait le choix de restreindre notre annuaire à des personnes disposant d’un numéro RPPS ou Adeli, afin de nous reposer sur la certification professionnelle comme garantie de bonnes pratiques. La Société psychédélique française ne peut pas non plus vérifier les qualifications de ces professionnel·les en matière de psychédéliques, ni leurs compétences concernant l’accompagnement qu’ils ou elles proposent.

Les différentes prises en charges proposées par les personnes de la liste sont numérotées comme suit :

Écouter des patient·es souhaitant partager leurs expériences avec un·e professionnel·le de santé : 1

Échanger avec des patient·es en demande d'informations générales sur les psychédéliques / la réduction de risque / la santé en lien avec ces substances : 2

Suivre des patient·es ayant vécu un « bad trip » ou qui demandent une ou plusieurs consultations en urgence : 3

Suivre des patient·es dans des séances de préparation et/ou d’intégration d’expérience psychédéliques (potentiellement à visée thérapeutique) : 4

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